Adler, Siegfried, Justizrat, Lettre, 1931

Type de document
Lettre
Cote
N-09
Description
Lettre à André Gide, du 20 janvier 1931, écrite en français, sur papier à en-tête « Justizrat Siegfried Adler — Dr Siegfried Holzer, Rechtsanwälte, Pfanausstrasse 8 », envoyée de Munich, Allemagne, 1 feuillet dactylographié avec signature autographe

Détails

Destinataire
Date
Type de texte
Dactylographie
Notes
Dans sa lettre du 25 novembre 1930, le juriste allemand, se réclamant de ses relations d’affaire avec le Pr Curtius, il est son « mandataire littéraire », proposait à Gide de s’occuper de ses intérêts en Allemagne. La réponse de Gide paraît intéressante à plus d’un titre, puisque l’écrivain évoque la qualité des traductions de ses ouvrages faites autrefois. Gide regrette le retard apporté à sa réponse, il nous apprend qu’il vient de rentrer de voyage. S’il évoque l’excellence de ses rapports avec la DVA et, plus particulièrement avec Kilpper, son directeur, c’est aussitôt pour craindre que l’éditeur allemand s’offusque de voir ses intérêts confiés à un homme de loi. Or il s’avère que ses engagements vis à vis de la DVA reconnaissent à celle-ci des prérogatives. [Voir lettre à Robert Aron, du 7 févier 1929]. Toutefois, il constate que des rééditions, Die Enge Pforte ; Die Sümpfe ; Isabelle ; Der Immoralist ; Der Schlechtgefesselte Prometheus ; Saül sont annoncées, ce qui ne le réjouit pas particulièrement, car il considère que les versions de Franz Blei laissent à désirer et singulièrement celle de son Prométhée « fort mauvaise ». Cependant, par scrupule, Gide laisse entendre qu’il ne peut s’agir que d’une opinion et c’est pourquoi il laisse à un juge compétent, Curtius par exemple, le soin de trancher. Gide rappelle que Kilpper avait accepté de « rééditer une traduction précédemment parue, qu’après révision. C’est ainsi qu’il avait fait refaire, et fort bien par Hardekopf la traduction des Caves du Vatican, Des Verliesse des Vatikans ».
Crédits
Fondation Catherine Gide